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Même, hochwertige und gesunde Kosmetik

Même, des cosmétiques sains et sûrs

Nous avons rencontré aujourd’hui Judith, l’une des fondatrices de la marque, et Maela, en charge du développement des produits en cours et à venir, à l’occasion du lancement des soins pour les ongles Même chez Oncovia. Elles nous ont livré leur parcours, les différents obstacles franchis afin que Même puisse voir le jour et enfin, quelques précisions importantes à savoir concernant leurs produits.

Judith, pourrais-tu nous rappeler comment a débuté le projet Même ?

On a travaillé sur ce projet dès début 2015 et on a donc lancé Même, enfin commercialisé les produits le 31 janvier 2017. L’histoire avant tout cela, c’est que Juliette et moi avions toutes les deux été touchées par la maladie par le biais de femmes qui nous étaient chères. Moi en l’occurrence, j’ai perdu ma maman quand j’avais 19 ans d’un cancer et c’est avec elle qu’on s’est rendu compte, en expérimentant la chose, que les effets secondaires des traitements étaient très impactants sur tous les aspects de la féminité d’une part et que c’était aussi très douloureux pour certains syndromes d’autre part. Pourtant, on ne trouvait pas de réponse adaptée. Je suis allée voir des dizaines de pharmaciens qui étaient complètement démunis face à ce que je leur demandais. J’ai trouvé ça fou à l’époque donc j’ai profité de mon diplôme de fin d’études en design en 2014, pour essayer de faire sortir ce projet de ma tête.
C’est à ce moment donné que j’ai imaginé Même et ça avait déjà à cette époque à peu près cette tête-là. Je voulais que l’univers soit hyper féminin, hyper moderne, doux et réconfortant parce que j’avais aussi vu la salle de bain de ma maman se transformer en véritable pharmacie miniature à l’époque et je voulais tout sauf ça.  Quand j’ai passé mon diplôme, tout le monde m’a dit que c’était génial, qu’il fallait absolument le faire mais je n’étais pas très entrepreneuse dans l’âme donc ça me faisait peur et puis j’étais prise en stage de fin d’études chez L’Oréal donc ça me rassurait plus et je ne me suis pas trop posé la question. Sauf que chez L’Oréal j’ai rencontré Juliette dans les premiers jours, qui avait fait sciences po et HEC, elle aussi en stage de fin d’études. Elle m’a demandé un peu ce que je faisais en école de design. Alors pour lui imager, je lui ai parlé de Même et j’ai appris qu’elle avait été touchée elle aussi par la maladie à travers à peu près toutes les femmes de sa famille qui sont passées par là. Elle m’a dit : « Tu ne peux pas laisser ce projet dans un carton, si tu veux je le fais avec toi, on a des compétences, des formations qui sont très complémentaires donc c’est sûr qu’à nous deux on peut y arriver ». On est donc restées chez L’Oréal parce qu’on savait qu’on allait apprendre beaucoup et on a toutes les deux refusé des offres à la fin de notre stage pour se mettre à plein temps sur le développement de Même qui a commencé début 2015.

Quels ont été ensuite vos premiers défis ? En quoi les produits Même se distinguent-ils de ce qui existait déjà ?

Le premier sujet c’était de trouver quelqu’un qui avait l’expertise de formuler pour nous les produits, parce que l’on n’avait pas cette compétence ni l’une ni l’autre et que c’est un vrai métier en soi. On a eu de la chance en tombant sur quelqu’un qui s’appelle Laurent Dodet, qui est patron d’un laboratoire capable de produire des produits cosmétiques pour des marques célèbres. Malgré notre manque de financement, il a décidé de mettre ses équipes de R&D (Recherche & Développement) sur notre projet, pour réaliser les prototypes et convaincre ainsi plus facilement des investisseurs. C’est un peu grâce à lui que tout a démarré sinon on ne serait pas allées bien loin !

On a donc commencé à travailler sur les formules et là on s’est entourées de deux types de personnes différentes : tout d’abord un comité scientifique avec des oncologues, onco-dermatologues, socio-esthéticiennes, des infirmières pour avoir leur retour sur la charte de formulation, les actifs efficaces ou à éviter etc. Et en parallèle de tout cela, on a réalisé des focus groupes avec des femmes qui étaient en cours de traitements, pour avoir leurs avis sur les produits. On leur faisait tester sous forme d’ateliers et elles nous donnaient leur retour sur le fini, l’application, la texture et l’odeur aussi qui était un sujet important. On a mis longtemps avant de trouver un parfum qui leur convienne à toutes et sans allergènes donc au lieu de deux mois la formulation a pris un an, se fut compliqué comme on avait enlevé tous les ingrédients soumis à des doutes parce que potentiellement perturbateurs endocriniens, nocifs, toxiques etc. Puis, fin 2015, on a eu la chance de faire une levée de fonds très rapidement, qui nous a permis entre autres de financer une étude clinique que l’on a réalisée au centre de lutte contre le cancer Léon Berard à Lyon, qui est l’un des 3 plus gros centres en France et en Europe. L’idée c’était de valider que les produits que l’on allait commercialiser seraient bien tolérées par les personnes, efficaces sur les signes cutanés que l’on ciblait et que cela pouvait potentiellement améliorer leur qualité de vie d’un point de vue dermato mais aussi psychologique. Ce fut donc assez sportif et on a mis là aussi un an à boucler le projet, avec des résultats très positifs sur tous les aspects que l’on avait pu tester. On pouvait alors commencer, on avait à peu près tout ce que l’on voulait pour espérer que nos produits plaisent !

On a commercialisé les 7 premiers produits de soins le 31 janvier dernier et depuis ça se passe très bien, les gens retrouvent nos produits en e-commerce sur votre site par exemple ou en pharmacie. En parallèle, on avait commencé la préparation des vernis où l’idée était là aussi de répondre à des besoins spécifiques d’ongles qui sont fragilisés, qui se dédoublent et puis à la sensibilisation, en ayant une couleur qui les protège des rayons UV. Après avoir enlevé là aussi tous les produits risquant d’être perturbateurs endocriniens on peut dire aujourd’hui que l’on a les vernis les plus sains et sûrs du marché à 83% d’origine naturelle, à base de maïs et de blé. Aucun ingrédient présent dans ces vernis n’est soumis à des doutes et c’est un argument qui préoccupe les femmes. Et d’autre part, on a aussi une huile dissolvante incroyable à 100% d’origine naturelle à base de sucre de canne, de maïs et de manioc. Ce qui est génial c’est qu’il faut toujours refaire son vernis pendant les traitements, que le dissolvant c’est agressif et là à l’inverse c’est huileux, très agréable c’est presque un soin. Et les retours sur les soins pour les ongles sont très bons depuis un mois !

Quels sont les retours des consommateurs ? Y a-t-il des produits qui plaisent particulièrement ou des utilisations auxquelles vous n’aviez pas pensé ?

Par exemple la crème pour le corps est utilisée par celles qui n’ont pas les moyens de s’offrir les gants et les chaussons de manière très régulière.

La brume pour le cuir chevelu, qui est l’un de nos produits phares, comme on a pu le voir pendant l’étude clinique, entraîne une repousse des cheveux qui est plus importante. Du fait de se masser et de prendre plaisir à se masser, par l’action mécanique, cela stimule les glandes et les cheveux repoussent plus vite. On ne l’avait pas réellement prévu mais on observe depuis que les personnes continuent à l’utiliser même à la suite des traitements quand les cheveux repoussent.

D’autre part, on remarque que les produits ne plaisent pas qu’aux femmes, les hommes aussi les utilisent car l’univers est féminin mais reste neutre, ce n’est pas du rose bonbon. C’est important parce que les hommes aussi sont touchés pendant les cancers, de manière différente mais leur peau aussi est fragilisée.

Il y a aussi beaucoup de mamans malades qui utilisent les produits sur leurs enfants, même sur les bébés parce que ça les rassure. Il y a eu beaucoup de scandales concernant les produits pour enfants qui ne sont finalement pas propres et cela fait très peur car c’est le rôle de la maman de les protéger et si elles sont malades elles sont encore plus soucieuses. La texture aussi est facile à appliquer quand on n’a pas envie d’être touché, et la texture est assez fraîche pour les détendre. Maintenant elles font donc parfois le choix d’utiliser le produit pour toute la famille du fait de la formulation. On a eu beaucoup de demande de maman de petites filles malades et ensuite plein de retours très mignons, ça fait vraiment chaud au cœur !

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