Par cancers gynécologiques, on entend trois pathologies :
- Le cancer du col de l’utérus qui touche plutôt les jeunes femmes
- Le cancer de l’ovaire
- Le cancer de l’endomètre, aussi appelé cancer de l’utérus. Ce cancer se développe chez les femmes âgées et survient presque toujours après la ménopause. Il touche la partie haute de l'utérus et plus précisément le tissu (endomètre) qui tapisse l'intérieur de la cavité, ce qui le rend difficile à détecter lors de tests de dépistage.
Pour remédier à cette difficulté, des scientifiques travaillent sur la conception d’une nouvelle forme de tampon : le tampon-diagnostic. Sa principale fonction ? Détecter le cancer de l’utérus à un stade précoce. Jusqu'à présent, le cancer de l'utérus était détecté à l'aide de prélèvement d'échantillons de tissus : le curetage. Une technique fiable mais présentant de nombreuses contraintes, contrairement au tampon-diagnostic, qui permettrait un dépistage plus simple et plus rapide.
Comment fonctionne le tampon-diagnostic ?
Lorsque l’endomètre est affecté par le cancer, les cellules cancéreuses viennent se fixer sur le tampon lors de son insertion. C’est ce qu’a constaté une ONG américaine lors d’un test réalisé sur un échantillon de 38 femmes malades et de 28 femmes en bonne santé. Pour celles atteintes d’un cancer de l’utérus, leur tampon présentait une méthylation, c'est-à-dire une modification chimique du matériel génétique pouvant indiquer la présence d'un cancer.
Ce tampon diagnostic encore en phase d’étude, a pour vocation de pouvoir être réalisé par les femmes, chez elles. Après avoir réalisé le test à domicile, elles n’auraient plus qu’à envoyer le tampon-diagnostic dans un laboratoire pour confirmer les résultats et pour détecter le cancer de l’utérus très rapidement.
Le tampon-diagnostic pour détecter le cancer de l'utérus.
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