L’haleine, la solution miracle pour dépister un cancer ? Encore au stade expérimental pour le moment, cette technique qui peut sembler hasardeuse, commence à faire ses preuves dans le domaine médical et pourrait bien être commercialisée très bientôt.
Alors pourquoi créer une alternative de l’alcootest version cancer ?
Même si notre famille, nos amis et plus indirectement la publicité nous incitent à nous faire dépister le plus tôt possible, la fiabilité des résultats n’est pas toujours au rendez-vous.
Ainsi, les médecins ont eu la bonne idée de créer une nouvelle méthode basée sur l’haleine afin de contourner les diagnostics plus désagréables et souvent douloureux pour le patient (coloscopie pour le cancer colorectal, les rayons X pour détecter un éventuel cancer du sein…).
Ce nouveau système basé sur le souffle possède plusieurs avantages : rapide, facile, peu cher et potentiellement fiable. L’haleine serait adaptée pour analyser un cancer.
Pourquoi avoir choisi cette méthode surprenante ? Des composés organiques volatiles (COV) peuvent aussi bien se détecter autour des cellules cancéreuses que dans le souffle des malades par l’intermédiaire d’un échange gazeux entre le sang qui en contient et les poumons.
Comment fonctionne ce « cancer-test » ? L’éventuel cancer serait détecté au moyen d’une puce contenant des particules qui reconnaitraient les COV en question. Ainsi, l’air expiré du patient est mis en contact avec cette puce pendant quelques minutes. Le mélange COV/particules permet de mesurer la concentration de chaque élément et de déterminer finalement la présence d’un cancer.
Suite à des analyses auprès de personnes saines et atteintes d’un cancer, il a été intéressant de remarquer le double-rôle de cette nouvelle méthode : dépister un éventuel cancer et en déterminer le type.
Bien que la fiabilité des résultats semble déjà établie auprès des chercheurs, cette technique basée sur l’haleine devra être vérifiée puis validée par la communauté scientifique et médicale afin de pouvoir être commercialisée au public. Cependant, cette surprenante découverte pourrait bien, une fois ces étapes franchies, modifier l’image du dépistage et à terme diminuer fortement les risques de cancer.