Coup de Foudre sur les turbans et foulards

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Je souhaitais vous parler de Mari Shindo, jeune créatrice de foulards et turbans adaptés aux personnes souffrant d’alopécie, notamment dues à la chimiothérapie. Chez Oncovia, nous avons complètement craqué sur ses dernières collections.  Je voulais alors en savoir un peu plus sur elle, voici ses réponses.

Depuis combien de temps avez-vous lancé votre collection de turbans et foulards chimio?

J'ai commencé à travailler les turbans et bandeaux à cheveux en 2010, mais au début il ne s'agissait pas d'une réelle collection mais de créations disparates. La collection printemps/été 2013 est ma troisième collection.

Comment vous est venue l’idée de créer des turbans et foulards destinés aux femmes souffrant d’alopécie ?

En réalité mes premières créations pour les femmes souffrant d'alopécie m'ont été commandées par les prothésistes capillaires de l'Institut Wigs à Bordeaux : Céline et Laëtitia. Je les avais rencontrées lors d'un salon où je présentais une collection de bijoux de cheveux (peignes, headband, pic à cheveux) qu'elles ont par la suite vendue dans leur salon. Petit à petit, en faisant connaissance, elles ont appris que ma formation initiale était une formation couture. Elles m'ont donc proposé de réaliser quelques modèles pour leur boutique. Elles m'ont beaucoup guidée et conseillée, particulièrement Laëtitia qui souffre elle-même de pelade.

D’où vient votre inspiration pour chaque nouveau turban ?

Je suis surtout une amoureuse de tissu. Je trouve d'abord un tissu, que ce soit chez un fournisseur, sur un marché ou même dans une brocante car j'adore utiliser des tissus vintage, et après je réfléchis à la forme sous laquelle ce tissu sera le plus confortable et facile à placer. J'aime évidemment les tissus doux, souples et légers. J'ai également un faible pour les motifs très originaux et graphiques...

Quelle est votre formation ?

Je suis diplômée de l'Ecole Supérieure d'Arts Appliquées Duperré à Paris en Design de mode et Environnement. Mon projet professionnel de fin de diplôme était déjà orienté vers les textiles extensibles car je m'intéressais beaucoup au sportswear et au streetwear. Cette bonne connaissance des étoffes souples, douces et confortables me sert beaucoup aujourd'hui. Après le diplôme, j'ai fait quelques stages dans des bureaux de tendances parisiens puis j'ai vite compris que le plus important pour moi était la fabrication et le contact avec les matériaux. Je suis donc partie au Japon en apprentissage pour renouer avec mes racines auprès d'une styliste travaillant le tissu de kimono. Puis je suis rentrée en France avec l'idée de faire des bijoux de cheveux ( c'est le seul bijou que l'on porte traditionnellement avec le kimono).

Retrouvez sa collection de turbans et foulards chimio sur notre site.

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