François Hollande, président de la République, s’est engagé à faire du cancer, cause première de mortalité en France, une de ses priorités.
Ainsi, à l’aide du Professeur Vernant, dans le cadre du plan cancer 3 de 2014, le chef de l’Etat français veut accentuer les efforts sur deux aspects :
- Mettre en place une consultation « après traitement » menée par les médecins généralistes
- Lutter contre les inégalités sociales et territoriales face à la maladie
Objectif : donner un aspect humain à la maladie.
Associés à différents spécialistes, le Professeur Vernant, en charge du projet, suggèe un accompagnement du patient après son opération afin de le guider dans les mesures à entreprendre.
Ce soutien personnel serait dirigé par un médecin généraliste qui semble, d’après les professionnels, le plus apte à répondre à cette mission. Si jusque-là, l'intéressé était écarté du système hospitalier, le gouvernement, suivant l'idée de "dédiaboliser" la maladie, souhaite rapprocher le médecin de famille aux patients ayant un cancer. Pour ce faire, il doit intervenir dès l’opération afin de connaître les bons gestes à utiliser, gérer les problèmes après-cancer…
Concernant la deuxième mesure, le constat navrant est l'existence de nombreuses inégalités, et en particulier dans le monde du travail. Baisses des salaires, perte de responsabilités, difficultés de réinsertion sont autant de points déjà évoqués lors des plans cancer 1 et 2. Le Professeur Vernant veut aller encore plus loin avec ce Plan cancer 3 en mettant notamment en place les mesures rédigées par le corps médical et la Ligue contre le cancer lors des plans précédents, en assurant la "pérennité d'un certain nombre de financements alloués au Plan 2".