Parler de son cancer avec ses proches est primordial

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Officiellement l’année 2012 a été marquée par un chiffre : 365 500 nouvelles personnes sont atteintes d’un cancer. Officieusement, il faudrait doubler voire tripler cette somme, malheureusement déjà trop élevée.

En effet, une étude britannique parue dans le Lancet Oncology constate que les proches des malades sont autant touchés que les victimes d’un cancer et même après de nombreuses années après le diagnostic rendu. Ces proches deviendraient deux fois plus anxieux et seraient beaucoup plus sujets à la dépression. Troubles du sommeil, irritabilité, agitation… sont les principaux effets secondaires analysés.

Cette anxiété engendre une détérioration de la qualité de vie après un cancer. Ce phénomène commence à intéresser les spécialistes du domaine.

Le docteur Sarah Dauchy, présidente de l’Institut de Cancérologie Gustave Roussy évoque une certaine timidité voire une culpabilité de la part des proches des malades quant à l’expression de leurs sentiments. Cette professionnelle de la santé se désole que seulement 20% des entretiens psychologiques ne concernent que la famille ou les amis des malades. Ainsi cette psychologue préconise plus de communication au sein même de la famille afin d’éviter tout sentiment d'isolement : ne gardez surtout pas ce que vous avez sur le cœur!

La confession, l’échange et le partage sont un facteur de guérison non négligeable.

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