Le cancer du col de l’utérus est le 2e cancer qui touche le plus les femmes dans le monde.
En France, il provoque près de 1000 décès par an. C’est le 8e type de cancer qui touche le plus les femmes.
Causes :
Le cancer du col de l’utérus est causé par une infection transmissible sexuellement qui est souvent due au virus du papillome humain (HPV). Présent sous de multiples formes, il est très répandu chez la femme. Dans la majorité des cas, le système immunitaire l’élimine mais parfois, le virus persiste et transforme les cellules qui tapissent le col de l’utérus en cellules précancéreuses puis cancéreuses.
Les symptômes
Il n’y a pas de symptômes particuliers. La découverte se fait souvent avec le dépistage par frottis ou à un stade avancé de la maladie lorsque des saignements inhabituels commencent à se manifester. Il convient alors de consulter son médecin.
Dépistage
Le seul dépistage connu pour le moment est le dépistage PAP appelé plus communément "frottis".
Ce dépistage, à faire tous les trois ans chez le gynécologue, consiste à prélever par léger frottement des cellules sur la paroi du col de l’utérus afin de les examiner.
Des frottis réguliers permettent un dépistage précoce qui est la clé pour une guérison rapide et complète.
En France, 40% des femmes ne font pas de frottis régulièrement selon l’Institut national du cancer. Que ce soit par manque de temps, de moyen ou de proximité, de nombreuses femmes ne se rendent pas chez un professionnel. C’est pourquoi, les autorités médicales veulent lancer le dépistage personnel : un auto-prélèvement qui se réalise à domicile. Il est ensuite à remettre à un laboratoire d’analyse.
Ce test ne remplace pas une consultation chez un spécialiste. Il a été créé dans le but de pallier les inégalités d’accès chez un gynécologue. C’est donc une solution alternative de santé publique mais pas une solution de substitution.
Les traitements
Lorsque le dépistage montre une anomalie précancéreuse, la résorption de cette anomalie se fera par laser ou par conisation. Le laser sera utilisé pour traiter les anomalies les plus bénignes, situées sur la partie externe du col de l’utérus. La conisation sera utilisée pour des anomalies un peu plus avancées qui demandent à enlever une petite partie du col de l’utérus.
Si ces interventions ne sont pas suffisantes et que les cellules sont devenues cancéreuses, les traitements reposeront principalement sur de la chirurgie (de l'amputation du col à l'ablation totale de l'utérus) et de la radiothérapie. Ils peuvent être parfois complétés par de la chimiothérapie.
L'intervention chirurgicale privilégiée est bien évidemment, si le cas le permet, l'amputation du col de l'utérus. En effet, une ablation de l'utérus, ou encore appelé hystérectomie, entraîne malheureusement l'impossibilité de donner naissance à un enfant. C'est une opération lourde de sens pour une femme mais qui peut être inévitable dans certains cas.
Pour traiter le cancer du col de l'utérus, deux radiothérapies sont, en général, combinées : la radiothérapie externe et la curiethérapie. La radiothérapie externe consiste à irradier la tumeur et la zone autour avec des rayons qui sont projetés à travers la peau. Cette technique peut entraîner des effets secondaires au niveau du bassin et de l'abdomen. La curiethérapie est une technique beaucoup plus ciblée avec donc moins d'effets secondaires. Le principe est de placer des éléments radioactifs dans le vagin au contact direct de la tumeur. Les effets secondaires de cette curiethérapie peuvent être l'apparition plus forte de pertes blanches et la reprise de saignement (symptôme du cancer du col de l'utérus).

Depuis 2006, un vaccin contre le papillomavirus est possible pour les adolescentes de 11 à 14 ans n'ayant pas encore eu de rapports sexuels. Il protège contre certaines formes de papillomavirus. Ce vaccin reste assez récent et il a fait couler beaucoup d'encre sur les effets qu'il peut engendrer. A chacune de se faire son propre avis. Le dépistage par frottis reste donc essentiel, même vaccinée !