Découvrir un cancer du poumon grâce à une prise de sang

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  Le cancer du poumon est la première cause de décès en France avec près de 35000 nouveaux cas par an : 87% des personnes atteintes d’un cancer du poumon décèdent environ cinq ans après le diagnostic. C’est à Nice qu’a été effectué, après de nombreuses années d’études, un dépistage précoce du cancer du poumon. L’équipe du professeur Paul Hofman, du centre hospitalier universitaire de Nice et du centre de recherche de l’Inserm de l’Université de Nice Sophia-Antipolis, a réalisé cette étude sur 245 patients, dont 168 atteints de bronchopathie chronique obstructive: des patients ayant de gros risques de développer un cancer. Cette étude, appelée ISET ou « Isolation By Size of Tumor Cells », est une première mondiale. Ces patients ont subi des analyses de sang qui ont montré sur cinq d’entre eux, la présence de cellules tumorales circulantes jouant un rôle de sentinelle, non détectables après un examen de radiologie. Cette simple prise de sang permet de dépister un cancer du poumon qui serait apparu entre un an et cinq ans plus tard. Ce test a pour but d’extraire les cellules rares du sang pour déceler la présence de cellules tumorales précoces, cellules cancéreuses présentes dès les premiers instants de la formation de la tumeur.  Les 10ml de sang prélevés sur les patients sont analysés pour y extraire les différentes cellules rares. Après la découverte de ces cellules tumorales, le patient subira une opération qui retirera la tumeur cancéreuse. Ces cinq patients chez qui ces cellules ont été découvertes ont été opérés et sont désormais en parfaite santé. Une bonne nouvelle qui annonce une percée mondiale dans le monde médical.
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