Le cancer de l’ovaire, surnommé le « tueur silencieux », est le 7ème cancer le plus fréquent chez la femme avec plus de 4000 nouveaux cas diagnostiqués en France chaque année. Il est lié au développement de cellules cancéreuses dans l’appareil génital féminin et touche principalement les femmes âgées de plus de 45 ans.
Il existe plusieurs types de cancer de l’ovaire en fonction de la localisation des cellules cancéreuses. Dans 90% des cas, il s’agit d’une tumeur épithéliale qui se développe sur la couche externe des ovaires.
Cependant, les cellules cancéreuses peuvent aussi se former dans les cellules productrices d’ovules : il s’agira d’une tumeur germinale, ou dans les cellules productrices d’hormones sexuelles : on parlera alors de tumeur stromale.
Le diagnostic vital du cancer de l’ovaire est sombre : le taux de survie des patientes malades est à peine de 30%. Ce chiffre tragique est lié à la difficulté de dépistage de la tumeur, rendant la découverte de celle-ci trop tardive. Il est en effet malheureusement courant que la tumeur ait atteint un stade avancé lors du diagnostic. Cependant, on estime que le taux de survie des patientes atteintes serait multiplié par 5 si la tumeur était découverte à un stade plus précoce.
La difficulté du dépistage réside dans l’absence de symptômes précis et propres à ce type de cancer. Bien qu’existants, ils sont généralement confondus avec des maladies bénignes : - Règles irrégulières - Douleurs lors de rapports sexuels - Envie pressante d’uriner - Gonflement de l’abdomen - Troubles digestifs
Contrairement à d’autres cancers comme le cancer du col de l’utérus, il n’existe pas de dépistage systématique ou obligatoire.
Le diagnostic du cancer de l’ovaire est majoritairement réalisé à partir d’examen clinique et est complété par une échographie. Il est possible de recourir à l’IRM ou au scanner si la précision donnée par l’échographie n’est pas suffisante.
A ce jour, le traitement le plus courant concernant cette maladie reste la chirurgie. Généralement, l’ablation des deux ovaires et des deux trompes est conseillée. Cependant si la patiente n’est pas ménopausée, et que la tumeur est à un stade précoce, il est possible de retirer uniquement l’ovaire et la trompe concernés. La chirurgie peut être complétée par de la radiothérapie si nécessaire.
En cas de stade trop avancé, un traitement par chimiothérapie peut être effectué.
Depuis plusieurs années, des facteurs de risques ont été établis afin de redoubler de vigilance et assurer plus rapidement une détection de la maladie :
- Facteurs d’âge : le cancer de l’ovaire touche principalement les femmes de plus de 45 ans. - Facteurs familiaux : il peut exister des prédispositions génétiques à ce type de cancer. - Facteurs hormonaux : les femmes qui ont eu une ménopause tardive ou qui n’ont pas eu d’enfant sont plus susceptibles d’être atteintes de cette maladie.
En 2014, des chercheurs britanniques et belges ont établi un nouveau test sanguin qui définit plus précisément le stade et la malignité de la maladie. Cela contribuerait ainsi à fournir un traitement plus adapté pour chaque patiente.
Dans les années à venir, il est donc fort probable que la recherche améliore le pronostic vital de ce cancer, même si la vigilance reste le moyen le plus sûr pour lutter contre ce type de maladie.